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Avec la mon­tée en puis­sance du coro­n­avirus et les mesures pris­es par la Con­fédéra­tion, nous vivons une péri­ode par­ti­c­ulière et inédite. Le télé­tra­vail pro­gresse depuis de nom­breuses années en Suisse, de par sa flex­i­bil­ité et son effi­cac­ité. Mais la sit­u­a­tion actuelle donne au télé­tra­vail une autre dimen­sion, puisque des dizaines de mil­liers, voire des cen­taines de mil­liers de per­son­nes se sont subite­ment mis­es à tra­vailler depuis la mai­son — par­fois sans aucune pré­pa­ra­tion.

Cet arti­cle explore les aspects essen­tiels qu’il faut met­tre en place pour réus­sir la tran­si­tion vers le télé­tra­vail. 

Table des matières

  1. Les avan­tages du télé­tra­vail
  2. Tra­vailler dans de bonnes con­di­tions à domi­cile
  3. Organ­i­sa­tion du télé­tra­vail
  4. Les out­ils dig­i­taux — la tech­nolo­gie de notre côté
  5. L’exigence de trans­parence et de proac­tiv­ité dans la com­mu­ni­ca­tion
  6. Con­clu­sion

1. Les avantages du télétravail

Le télé­tra­vail n’est pas une fatal­ité, mais une oppor­tu­nité. Com­mençons donc par les avan­tages du télé­tra­vail, com­paré avec le tra­vail au bureau. 

La suppression du trajet quotidien

Un avan­tage incon­testable et impor­tant du télé­tra­vail con­siste dans l’inexistence du temps de voy­age pour rejoin­dre son bureau

Vous pou­vez faire le cal­cul vous-même pour estimer le temps économisé chaque jour. Dans mon cas, je dois marcher jusqu’à la gare (10 min­utes), faire un tra­jet en train (18 min­utes), marcher encore 7 min­utes et finale­ment m’installer à mon bureau. Il faut compter en tout en moyenne plus de 40 min­utes depuis le moment où je pars de chez moi et le moment où je suis assis devant mon écran, prêt au com­bat. De plus, il faut répéter l’opération pour ren­tr­er le soir. Cela fait un total d’environ 1h20 par jour. Je pense être dans la moyenne.

Ce temps n’est pas com­plète­ment per­du. Mais pour être hon­nête, il n’est pas non plus passé à faire des activ­ités d’une util­ité foudroy­ante.

Depuis env­i­ron trois semaines, je tra­vaille à la mai­son. Cela me libère plus d’une heure par jour, sans que je ne perde une minute de mon temps de tra­vail. Une heure de libre pour dormir plus, faire de l’exercice, ou pren­dre le temps de déje­uner avec ma famille. 

Élimination des séances interminables et inutiles

Je n’ai rien con­tre les séances de tra­vail pro­duc­tives. Bien au con­traire.

Mais il est indé­ni­able que le télé­tra­vail a la ver­tu non nég­lige­able de réduire le nom­bre et la durée des séances inutiles.

Un contexte flexible

Le fait de pou­voir tra­vailler depuis chez soi pos­sède d’autres avan­tages, en tout cas du point de vue de la per­son­ne qui tra­vaille à la mai­son. L’employeur est sou­vent moins ent­hou­si­as­mé parce qu’il ne peut pas véri­fi­er que la per­son­ne tra­vaille effec­tive­ment. 

Pour le col­lab­o­ra­teur, le télé­tra­vail offre une plus grande flex­i­bil­ité dans l’organisation de sa journée. Il peut adapter son horaire selon ses con­di­tions et sa sit­u­a­tion, afin d’allier au mieux vie pro­fes­sion­nelle et vie famil­iale notam­ment. 

Pour l’employeur, la ques­tion cru­ciale qui le ronge est celle de savoir si ses employés, qu’il con­tin­ue de pay­er, ne sont pas en train de regarder des films sur Net­flix la moitié de la journée en mangeant du pop-corn et en répon­dant de temps en temps à un email en par­al­lèle. La réponse à cette ques­tion est de mesur­er la con­tri­bu­tion des col­lab­o­ra­teurs en fonc­tion du tra­vail pro­duit lui-même, plutôt que par le nom­bre d’heures qu’ils ont tim­brées. Mais c’est sans doute le sujet d’un autre arti­cle.

2. Travailler dans de bonnes conditions à domicile

Le télé­tra­vail com­porte égale­ment des désa­van­tages ou du moins des zones de risques, qui peu­vent con­duire à une pro­duc­tiv­ité sub­op­ti­male.

Pour tra­vailler de manière pro­duc­tive depuis chez vous, vous aurez besoin d’un endroit  où tra­vailler tran­quille­ment (espace de tra­vail), d’un équipement adéquat et un rythme qui fonc­tionne.

Votre espace de télétravail

Le but est de trou­ver le meilleur endroit pos­si­ble pour tra­vailler chez vous, ce qui veut dire — la plu­part du temps — l’endroit le plus calme. 

Une fois dans ma vie, lorsque j’habitais à Neuchâ­tel (ma patrie et la plus belle ville du monde), il y avait une sorte de cham­bre-réduit à l’étage, à l’extérieur de notre apparte­ment, que j’avais amé­nagé en bureau. C’était le par­adis. J’étais à mon bureau en une minute et aucun de nos enfants n’osait s’aventurer à l’extérieur de notre apparte­ment pour envahir mon bureau. 

Si vous avez des enfants à la mai­son ou sim­ple­ment si d’autres êtres humains vivent dans le même espace que vous et ne sont pas eux-mêmes plongés dans la joie immer­sive du télé­tra­vail, il est fort pos­si­ble que les choses soient plus com­pliquées, en ter­mes de ges­tion des inter­rup­tions, que lorsque vous tra­vaillez au bureau. 

Mon idée est qu’il vaut mieux amé­nag­er votre espace de télé­tra­vail dans une pièce loin­taine, laide, dans un sous-sol sans fenêtre, mais le plus à l’abri pos­si­ble des bruits et des envahisseurs poten­tiels. Si vous avez un salon avec vue sur les Alpes qui respire le calme et la sérénité des heures durant chaque jour, cela fonc­tion­nera égale­ment très bien, j’en con­viens. Mais il ne faut pas sous-estimer toutes les mesures pos­si­bles pour être au calme et décourager les envahisseurs poten­tiels. 

L’équipement essentiel

  • Une con­nex­ion inter­net sur­puis­sante
  • Un ordi­na­teur (si pos­si­ble portable)
  • Un écran externe
  • Un télé­phone portable
  • Un casque avec micro inté­gré
  • Un bureau ou une table pour pos­er le tout
  • (Une chaise peut égale­ment être utile)

La con­nex­ion inter­net sur­puis­sante est fon­da­men­tale, car si inter­net ne fonc­tionne pas bien, le télé­tra­vail est con­damné à l’inefficience. C’est pourquoi cela fait sens, dans une péri­ode comme celle que nous vivons main­tenant, de mon­ter votre plan pour la con­nex­ion inter­net au max­i­mum pos­si­ble chez votre four­nisseur et véri­fi­er que votre instal­la­tion wifi ou cablée soit opti­male. Vous pou­vez essay­er de négoci­er avec votre employeur qu’il vous paie la dif­férence avec votre plan actuel — après tout, vous êtes en train de met­tre une par­tie de votre mai­son à sa dis­po­si­tion sans lui deman­der de pay­er quoi que ce soit, y inclut votre con­nex­ion inter­net exis­tante, et c’est dans son intérêt que vous puissiez tra­vailler dans de bonnes con­di­tions.

Un ordi­na­teur portable devrait vous per­me­t­tre de goûter plus pro­fondé­ment à la joie de tra­vailler dans dif­férents endroits de votre mai­son à dif­férents moments de la journée. Cer­tains travaux seront accom­pli avec plus d’aisance sur un bureau, mais répon­dre à des emails (pour ceux qui les utilisent encore couram­ment) peut aus­si être accom­pli depuis d’autres endroits dans votre mai­son. 

Un écran externe, instal­lé sur votre bureau prin­ci­pal de tra­vail, est un atout fon­da­men­tal, surtout si vous tra­vaillez avec plusieurs appli­ca­tions en par­al­lèle ou si vous allez gér­er des calls en vidéo­con­férence tout en prenant des notes et en tra­vail­lant sur d’autres fichiers. Si vous n’avez jamais essayé d’utiliser plusieurs écrans en même temps… c’est le moment de com­mencer (mais je vous préviens qu’il n’y a pas de retour en arrière).

De sim­ples écou­teurs de télé­phone vous per­me­t­tront de sur­vivre aux longues con­férences calls ou appels télé­phoniques qui sont le pro­pre du télé­tra­vail, mais seul un casque réduc­teur de bruit (pour ma part, j’ai un Bose Qui­et­Com­fort) vous per­me­t­tra de ne pas enten­dre les bruits à prox­im­ité, comme ceux, par exem­ple, engen­drés par d’autres êtres humains courant en rond de manière irra­tionnelle d’un air joyeux en pré­ten­dant être des pirates à la recherche d’un tré­sor.

Un rythme qui fonctionne

Il est cer­taine­ment ten­tant de rester au lit dans son pyja­ma et de com­mencer sa journée avec son ordi­na­teur portable posé sur un coussin. Cela dit, cette approche risque de pos­er des prob­lèmes de pro­duc­tiv­ité assez rapi­de­ment. 

Il faut être réal­iste. L’être humain a besoin d’un rythme.  

Pour ma part, cela m’aide d’avoir un horaire de départ pré­cis auquel je vais com­mencer à tra­vailler, à mon bureau. De plus, le fait d’avoir un horaire avec des moments de tra­vail per­met de pos­er des lim­ites et des attentes réal­istes de la part des autres per­son­nes qui habitent avec vous. Il faut avoir un sys­tème pour dis­tinguer les moments où vous êtes disponible et ceux où vous ne l’êtes pas, sinon vous ne pour­rez pas tra­vailler sérieuse­ment. 

De plus, il faut faire des paus­es. Sinon vous allez som­br­er dans l’apathie cérébrale. 

3. Organisation du télétravail

Les employeurs doivent garan­tir l’organisation du télé­tra­vail et une bonne ges­tion du per­son­nel à dis­tance pour que tout le monde tra­vaille effi­cace­ment. C’est d’ailleurs dans leur intérêt que leurs employés sachent ce qu’ils doivent faire, pour éviter qu’ils ne tour­nent en rond et ne som­brent dans une inef­fi­cience chronique.

Certes. Pour­tant, le tra­vail à dis­tance fonc­tionne dif­férem­ment du tra­vail au bureau, où une part impor­tante de la com­mu­ni­ca­tion passe par des inter­ac­tions directes, en présence. Et cela implique une respon­s­abil­ité plus grande de la part de l’employé: celle d’entrer dans une atti­tude plus proac­tive. 

L’élément le plus impor­tant — et le plus dif­fi­cile — est que le col­lab­o­ra­teur qui tra­vaille depuis chez lui doit proac­tive­ment aller chercher l’information et être cer­tain qu’il est en train de tra­vailler sur les bonnes choses et de la bonne manière, puisqu’un nom­bre impor­tant de feed-back organiques, liés au fait de partager le même espace de tra­vail, vont tout sim­ple­ment dis­paraître.

Quelques points à clar­i­fi­er avec votre employeur:

  • Quelles sont les attentes en ter­mes de disponi­bil­ité directe au téléphone/vidéoconférence durant la journée? (Horaires des repas, garde des enfants, etc.) 
  • Quel est le temps de réponse atten­du pour un email, un mes­sage instan­ta­né, etc.?
  • Com­ment est-ce que le suivi des étapes des pro­jets en cours va se faire?
  • Selon quels principes faut-il pri­oris­er les tâch­es à faire?
  • Com­ment est-ce que le temps de tra­vail est décomp­té?

Ce ne sont que quelques exem­ples. Nous allons abor­der ce type de points plus en pro­fondeur dans la sec­tion suiv­ante, qui porte sur les out­ils dig­i­taux qui pour­ront vous aider à mieux gér­er le tra­vail à dis­tance.

4. Les outils digitaux — la technologie de notre côté

Le télé­tra­vail est fondé sur inter­net, mais plus spé­ci­fique­ment, il est fondé sur la pos­si­bil­ité de com­mu­ni­quer à dis­tance et, grâce aux tech­nolo­gies cloud, de tra­vailler en temps réel dans les mêmes fichiers et dans le même con­texte qui est tou­jours à jour. 

L’utilisation de solu­tions fondées sur le cloud et sup­por­t­ant la col­lab­o­ra­tion en temps réel est la clef de voûte d’une stratégie de télé­tra­vail pro­duc­tive.

Nous explorons ici quelques out­ils utiles qui per­me­t­tent de tra­vailler effi­cace­ment à dis­tance. 

Les messageries instantanées

L’email est une tech­nolo­gie anci­enne, lente et sou­vent con­fuse. 

Elle est lente, car il faut atten­dre plusieurs sec­on­des, par­fois plusieurs min­utes avant d’avoir un feed-back des autres. Cela sig­ni­fie que c’est un out­il qui ne peut pas se rap­procher d’une com­mu­ni­ca­tion syn­chrone dont la den­sité est pour­tant fon­da­men­tale pour traiter les détails des opéra­tions. 

Les emails créent aus­si sou­vent une con­fu­sion car ce qui est dit et à qui les choses sont dites n’est pas tou­jours trans­par­ent. Un email est envoyé à plusieurs per­son­nes, mais l’une de ces per­son­nes ne répond qu’à son des­ti­nataire qui lui réplique en met­tant dans la boucle d’autres per­son­nes mais en oubliant cer­taines qui étaient dans son pre­mier mes­sage. À la fin du proces­sus, plus per­son­ne ne sait qui a vu quoi. 

Les mes­sageries instan­ta­nées, comme Telegram ou What­sApp, sont des out­ils large­ment supérieurs aux emails pour la com­mu­ni­ca­tion au sein d’une entre­prise, d’une équipe ou en lien avec un pro­jet spé­ci­fique. Il existe égale­ment des solu­tions pro­fes­sion­nelles payantes comme Slack, qui ont pour­tant le désa­van­tage de deman­der plus de temps pour s’habituer à leur fonc­tion­nement, un peu plus com­plexe. En par­ti­c­uli­er, la fonc­tion­nal­ité la plus utile des mes­sageries instan­ta­nées est celle de pou­voir créer des groupes dédiés — des fils de con­ver­sa­tions dis­tincts — dans lesquels il est pos­si­ble d’inviter des per­son­nes spé­ci­fiques. Cela per­met d’avoir un endroit claire­ment défi­ni où la com­mu­ni­ca­tion d’une équipe ou d’un pro­jet a lieu. Ce lieu est trans­par­ent, tout le monde sait que la com­mu­ni­ca­tion a lieu dans ce con­texte et c’est facile de retrou­ver l’historique de com­mu­ni­ca­tion qui est con­tinu, sans être enchevêtré dans d’inutiles sig­na­tures d’email et autres méta­don­nées super­flues.

L’application Telegram est supérieure à What­sApp pour plusieurs raisons, dont l’une des plus impor­tantes est qu’elle est fondée sur un cloud ce qui per­met d’ouvrir une ses­sion de manière indépen­dante de votre télé­phone sur votre ordi­na­teur (ou tout autre ter­mi­nal). Cela sig­ni­fie que vous pou­vez installer Telegram sur votre ordi­na­teur, y ouvrir une ses­sion et inté­gr­er réelle­ment Telegram dans votre flux de tra­vail. 

Fonc­tion­nal­ités impor­tantes des mes­sageries instan­ta­nées:

  • Com­mu­ni­ca­tion plus trans­par­ente grâce aux groupes
  • Beau­coup plus flu­ide que les emails
  • Pos­si­bil­ité de faire facile­ment des mes­sages vocaux
  • Com­mu­ni­ca­tion instan­ta­née = très rapi­de

Chez Ethos Dig­i­tal, en interne, nous ne nous écrivons jamais d’email. Les seuls emails qui tran­si­tent à l’interne chez Ethos Dig­i­tal sont des emails que nous avons reçus et que nous trou­vons judi­cieux de trans­fér­er.

Notre com­mu­ni­ca­tion nor­male, par défaut, est fondée sur Telegram. Nous avons plusieurs groupes, ce qui nous per­met d’avoir chaque con­ver­sa­tion avec les per­son­nes qui doivent être inclus­es dans la con­ver­sa­tion en ques­tion. 

Telegram est gra­tu­it, disponible sur mobile, tablette, ordi­na­teur et plus encore.

Les vidéoconférences

Une solu­tion fonc­tion­nelle et robuste de vidéo­con­férence est impor­tante lorsque l’on tra­vaille à dis­tance, comme c’est le cas pour nous depuis les mesures liées au coro­n­avirus. Nous n’avions pas une solu­tion dédiée sta­ble chez Ethos Dig­i­tal et ce n’est pas dans nos habi­tudes de recom­man­der quelque chose que nous ne con­nais­sons pas bien. Nous n’avons donc pas une recom­man­da­tion unique. Mais nous avons util­isé Zoom depuis env­i­ron trois semaines et nous avons fait une bonne expéri­ence. Pour­tant, il faut not­er qu’une série de prob­lèmes de sécu­rité liés à la pro­tec­tion des don­nées ont été large­ment dis­cutés récem­ment sur inter­net en lien avec Zoom. Ce n’est donc sans doute pas (en ce moment du moins) la meilleure solu­tion pour des con­ver­sa­tions dont le con­tenu doit rester haute­ment con­fi­den­tiel, à moins de faire atten­tion aux paramètres de sécu­rité util­isés dans l’application Zoom.

Google Hang­outs est aus­si une solu­tion, mais je la trou­ve moins intu­itive pour gér­er les ses­sions et sem­ble moins intéres­sante en ter­mes de fonc­tion­nal­ités plus com­plex­es. Il existe une foule d’autres solu­tions robustes. 

Avan­tages de la vidéo­con­férence:

  • Per­met une com­mu­ni­ca­tion plus per­son­nelle grâce à la vidéo, ce qui est impor­tant lorsque l’on ne se voit plus en vrai
  • Per­met le partage d’écran, ce qui per­met d’avoir une base visuelle pour une dis­cus­sion effi­ciente

Fichiers en temps réel

Le cloud per­met à plusieurs per­son­nes de tra­vailler en temps réel dans des fichiers qui sont tou­jours à jour. Que cela soit pour un doc­u­ment écrit ou pour une feuille de cal­cul de type Excel, il est fon­da­men­tal de pou­voir tra­vailler avec des doc­u­ments qui évolu­ent en temps réel. 

Chez Ethos Dig­i­tal, nous util­isons Google Suite, avec Google Docs pour les doc­u­ments écrits, Google Sheets pour les feuilles de cal­cul et Google Slides pour les présen­ta­tions (sim­i­laire à Pow­er­Point). L’infrastructure cloud de Google est extrême­ment robuste, acces­si­ble et sim­ple à utilis­er.

Les comptes payants Google Suite per­me­t­tent d’intégrer des normes de sécu­rité très élevées — Google tient le haut du pavé au niveau mon­di­al en ter­mes de sécu­rité. 

Avan­tages du tra­vail dans des doc­u­ments cloud en temps réel:

  • Évite tous les prob­lèmes de ver­sions du doc­u­ment
  • Per­met de tra­vailler à plusieurs dans le même doc­u­ment en même temps et en voy­ant ce que les autres sont en train de faire
  • Per­met une grande trans­parence, puisque les doc­u­ments sont tou­jours disponibles dans leur dernière ver­sion à jour

5. L’exigence de transparence et de proactivité dans la communication

Tra­vailler à dis­tance sig­ni­fie qu’une part impor­tante de la com­mu­ni­ca­tion directe, per­son­nelle, a dis­paru. Elle ne peut tout sim­ple­ment pas avoir lieu. Il en découle un effort sup­plé­men­taire de la part des man­agers pour suiv­re le tra­vail des col­lab­o­ra­teurs et un effort de proac­tiv­ité de la part des col­lab­o­ra­teurs pour tenir leurs col­lègues et supérieurs au courant de leur tra­vail. 

Le principe de trans­parence est fondé sur l’idée que par défaut, toutes les infor­ma­tions sont acces­si­bles aux col­lab­o­ra­teurs, afin qu’ils puis­sent s’informer eux-mêmes et résoudre le plus de ques­tions et prob­lèmes eux-mêmes de manière autonome. Le principe de trans­parence est l’inverse du principe sécu­ri­taire qui voudrait que per­son­ne ne doive avoir accès à cer­taines infor­ma­tions parce que cela ne lui sera peut-être pas utile. Le principe de trans­parence part du principe que tout doit être ouvert, sauf dans les cas où il y a des raisons que cela ne soit pas le cas. 

Le principe de proac­tiv­ité sig­ni­fie que chaque col­lab­o­ra­teur est respon­s­able de com­mu­ni­quer régulière­ment sur l’avancement des choses qu’il est en train de faire. Le principe de proac­tiv­ité est l’inverse d’un mutisme dig­i­tal qui con­duirait à ce que le tra­vail se fasse en iso­la­tion — ce qui con­duirait for­cé­ment à des erreurs et à du tra­vail inutile. 

La gestion de la sécurité et de la protection des données

De nom­breuses entre­pris­es, en par­ti­c­uli­er en Suisse, ont des réti­cences à tran­si­tion­ner vers des solu­tions cloud à cause de la sécu­rité des don­nées. Out­re le mythe — tenace — qu’une don­née stock­ée sur un serveur situé géo­graphique­ment en Suisse serait moins hack­able qu’une don­née sur un serveur étranger — les craintes sont sou­vent de nature émo­tion­nelle, non fondées sur une analyse sérieuse des risques en ter­mes de sécu­rité. 

Pour pren­dre l’exemple que j’ai étudié en pro­fondeur, les don­nées situées sur Google Dri­ve sont par défaut large­ment plus sécurisées que des don­nées se trou­vant sur des serveurs situés dans les locaux d’une entre­prise. Mais ceci est une dis­cus­sion plus large — et com­plexe au niveau tech­nique et juridique. Les risques les plus impor­tants provi­en­nent en général du com­porte­ment de col­lab­o­ra­teurs qui ne con­nais­sent pas ou ne pren­nent pas au sérieux une série de principes à suiv­re en matière de sécu­rité des don­nées. 

Il est absurde d’avoir des réti­cences à pass­er toutes vos don­nées sur un cloud à haute sécu­rité si vous n’avez même pas implé­men­té des règles strictes et véri­fi­ables dans la ges­tion des mots de passe de vos col­lab­o­ra­teurs.

Cer­tains secteurs entiers sont bien enten­du soumis à des normes de sécu­rité très strictes, par exem­ple dans les domaines médi­caux ou ban­caires. Mais pour une PME qui ne détient pas des don­nées dont la divul­ga­tion relève du droit pénal, les risques sont faibles, si les choses sont mis­es en place selon les règles de l’art. 

Gestion des mots de passe

Afin de per­me­t­tre une sécu­rité opti­male pour vos col­lab­o­ra­teurs ou pour vous-même en tant que col­lab­o­ra­teur, l’utilisation d’un ges­tion­naire de mots de passe est essen­tielle. 

Un ges­tion­naire de mots de passe per­met de génér­er des mots de passe com­plex­es et uniques pour tous les ser­vices en ligne que vous utilisez. Un mot de passe robuste doit faire au moins 8 car­ac­tères de long, com­porter au min­i­mum une majus­cule, une minus­cule, un car­ac­tère spé­cial et un chiffre et ne pas con­tenir de mots qui exis­tent. 

Chez Ethos Dig­i­tal, nous util­isons Dash­lane, qui nous per­met en out­re de:

  • Gér­er le partage sécurisé de mots de passe entre col­lab­o­ra­teurs
  • Facilite les actions de login dans le nav­i­ga­teur
  • D’auditer la sécu­rité des mots de passe util­isés par les col­lab­o­ra­teurs

Gestion de projet

Pour gér­er les pro­jets avec leurs mul­ti­ples tâch­es, assignées à divers­es per­son­nes, avec leurs dead­lines et leurs statuts, ain­si que les détails et fichiers néces­saires pour les réalis­er, un soft­ware de ges­tion de pro­jet, robuste et agile, fondé sur le cloud, vous per­me­t­tra d’atteindre un degré de clarté et une trans­parence très utile pour men­er vos pro­jets com­plex­es à dis­tance. 

Ethos Dig­i­tal utilise depuis plus d’une année Mon­day, qui est devenu un out­il dig­i­tal cen­tral de notre écosys­tème. Mon­day nous per­met de rester à jour sur l’avancement de nos pro­jets et de suiv­re s’ils vont se ter­min­er à temps, dans le cadre prévu ini­tiale­ment.

Décompte des heures

Un dernier type de soft­ware fondé sur le cloud qui peut être très utile est une solu­tion pour suiv­re les heures de tra­vail. Dans notre cas, nous util­isons Har­vest, qui nous per­met de décompter nos heures de tra­vail pour nos clients et nos heures internes facile­ment. 

Quelques avan­tages d’un logi­ciel de décompte d’heures:

  • Vous pou­vez voir qui est en train de tra­vailler et sur quoi à un moment don­né
  • Vous pou­vez avoir des sta­tis­tiques sur les heures de tra­vail par tâches/projets
  • Si vous fac­turez des clients pour du tra­vail horaire, vous pour­rez sim­pli­fi­er votre proces­sus de fac­tura­tion, en l’automatisant en par­tie

Cela dit, il est impor­tant de pou­voir tran­si­tion­ner d’un mode d’évaluation de la per­for­mance du tra­vail des col­lab­o­ra­teurs fondé sur le nom­bre d’heures à un mode fondé essen­tielle­ment sur l’output, le résul­tat réel et con­cret du tra­vail. 

Conclusion

Cet arti­cle n’est qu’une brève intro­duc­tion à quelques aspects impor­tants du télé­tra­vail, que nous avons tirés essen­tielle­ment de notre expéri­ence per­son­nelle, mais aus­si de lec­tures et d’échanges avec d’autres entre­pris­es qui tra­vail­lent régulière­ment à dis­tance. 

Énor­mé­ment de salariés sont présen­te­ment tenus de pra­ti­quer le télé­tra­vail à cause des événe­ments actuels. Nous espérons que cet arti­cle pour­ra vous aider, que vous soyez employé ou employeur, à opti­miser votre sys­tème de tra­vail à dis­tance.

Je suis con­va­in­cu que le télé­tra­vail est là pour rester et que la sit­u­a­tion actuelle va con­tribuer à en dif­fuser plus large­ment l’usage. 

Nous sommes à votre dis­po­si­tion si vous avez besoin d’aide pour choisir et met­tre en place les bons out­ils dig­i­taux pour que votre entre­prise parvi­enne à demeur­er et même devenir plus pro­duc­tive en cette péri­ode par­ti­c­ulière.

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