menu

Un site web de qual­ité pos­sède de nom­breux avan­tages pour dévelop­per votre entre­prise ou votre activ­ité pro­fes­sion­nelle. Cet arti­cle explore les aspects les plus impor­tants dont il faut tenir compte pour par­venir à établir une présence en ligne qui ait de l’impact.

Avant de se lancer dans la créa­tion ou la refonte de votre site web, il est impor­tant d’évaluer les objec­tifs com­mer­ci­aux du site, en ter­mes d’image pro­fes­sion­nelle et d’acquisition de clients.

Cet arti­cle est fondé sur mon expéri­ence pro­fes­sion­nelle en tant que web design­er et spé­cial­iste du référence­ment naturel sur Google. Je viens du monde académique et de l’écrit. J’ai égale­ment enseigné l’anglais plus de dix ans, avant de me plonger avec inten­sité dans les tech­nolo­gies de l’internet et des sites web en 2012. En 2013, j’ai fondé Présence inter­net, en tant qu’indépendant. Ce fut le point de départ de nom­breuses expéri­ences avec des clients pour qui j’ai créé des sites web et que j’ai aidés dans le développe­ment de leur vis­i­bil­ité en ligne. J’ai tra­vail­lé avec des petites struc­tures, des PME de taille moyenne, des indépen­dants, des asso­ci­a­tions et une troupe de théâtre. Ces expéri­ences ont été fort divers­es. Pour­tant, il y a une série de con­stantes qui se déga­gent. Une série d’avantages. Une liste de points focaux qui cristallisent la valeur ajoutée d’un site web pour une entre­prise ou n’importe quel type d’entité qui cherche à avoir un impact en ligne.

Voici les 7 avan­tages prin­ci­paux d’un site web de qual­ité:

  1. Une meilleure image pro­fes­sion­nelle
  2. Sus­citer l’intérêt
  3. De vis­i­teurs anonymes à clients poten­tiels — le con­cept de con­ver­sion
  4. La vis­i­bil­ité
  5. Dévelop­per votre audi­ence
  6. Les avan­tages d’un site web riche en infor­ma­tion
  7. Un gain de temps

1. Une meilleure image professionnelle

Le pre­mier avan­tage d’un site web de qual­ité con­cerne l’image pro­fes­sion­nelle de votre entre­prise. Quand quelqu’un entend par­ler d’une entre­prise, il va jeter un coup d’œil au site web pour con­firmer ou infirmer ce qu’il a enten­du. C’est un réflexe devenu qua­si rep­tilien. Pour ma part, si j’ai une con­ver­sa­tion avec quelqu’un qui me par­le de son busi­ness, je vais faire un tour sur son site web pour voir de quoi il en retourne.

Je respire du site web du soir au matin. En 20 ou 30 sec­on­des, je peux me faire une idée de la date à laque­lle le site web a été créé sur la base de son aspect visuel, je vois dans quelle mesure il s’adapte aux for­mats d’écran mobile et je peux me ren­dre compte si les textes sont bien écrits, si le con­cept du busi­ness pos­sède un angle par­ti­c­uli­er qui le dif­féren­cie.

Après 30 sec­on­des, je décide de pro­longer mon explo­ration du site web en ques­tion — ou au con­traire de le quit­ter à tout jamais pour vaquer aux devoirs dig­i­taux qui m’incombent. Ce crédit de 30 sec­on­des d’attention, le site l’avait gag­né parce qu’un être humain m’avait par­lé de son activ­ités ou entre­prise avec ent­hou­si­asme. Si je suis arrivé là par un clique depuis Google, le temps avant une pre­mière déci­sion (rester ou par­tir) sera sans doute inférieur à 10 sec­on­des.

L’apparence joue un rôle. La pre­mière impres­sion joue un rôle impor­tant, en par­ti­c­uli­er dans le con­texte des quelques sec­on­des dont dis­pose votre site pour con­va­in­cre un pas­sant dig­i­tal de s’arrêter plus longtemps et décider de se met­tre à explor­er vos pages.

Si vous voulez refon­dre votre site web ou créer votre pre­mier site web d’entreprise, cela fait sens d’investir dans le tra­vail d’un graphiste pro­fes­sion­nel qui con­naît les stan­dards du web en 2018. Un graphiste web (digne de ce nom) sera capa­ble d’adapter (ou de créer de toute pièce) votre iden­tité visuelle au con­texte ver­sa­tile du web, afin que votre site web se décline de manière har­monieuse sur les dif­férents sup­ports ou ter­minaux (grands écrans, tablettes, mobiles) qui seront util­isés par vos vis­i­teurs. On par­le de respon­sive design ou, en bon français, de sites web adap­tat­ifs.

2. Susciter l’intérêt

Plus décisif que l’apparence graphique de votre site web (et de son poten­tiel effet waouh) est le degré de cor­réla­tion perçu par vos vis­i­teurs entre, d’une part, ce qu’ils sont en train de chercher et, d’autre part, ce que votre site web a à offrir. Si le vis­i­teur est arrivé depuis Google, il vient fort prob­a­ble­ment de faire une recherche avec une inten­tion con­crète. Dans 80% des cas, il est à la recherche d’informations. Il a une ques­tion ou un prob­lème à résoudre. Lorsqu’il atter­rit sur votre site, il va éval­uer en quelques sec­on­des si le con­tenu de votre site web cor­re­spond ou répond à ce qu’il cherche. S’il décide que oui, il va rester et com­mencer une vis­ite plus appro­fondie. S’il décide que ce n’est pas le cas, il retourne chez Moth­er Google pour suiv­re d’autres liens vers d’autres pos­si­bil­ités.

Un bon site web est un site web qui sait com­ment con­serv­er le vis­i­teur. C’est ce que l’on appelle (dans la langue webi­noise du mar­ket­ing) un taux de réten­tion, qui est le con­traire du taux de rebond (bounce rate en anglais).

Le prob­lème est qu’il ne suf­fit pas que votre site web con­ti­enne des élé­ments qui répon­dent aux intérêts du vis­i­teur. Il faut égale­ment que ce dernier s’en rende compte en moins de 10 sec­on­des. C’est pour cette rai­son qu’il est pri­mor­dial qu’il puisse s’orienter très rapi­de­ment dans le con­tenu et la nav­i­ga­tion du site. Dans cette per­spec­tive, le rôle de la page d’accueil est fon­da­men­tal. Elle doit per­me­t­tre à un nou­veau vis­i­teur de com­pren­dre en quelques sec­on­des le pro­pos du site web entier et accéder, par des liens inté­grés dans une logique de nav­i­ga­tion visuelle, aux grandes sec­tions de votre activ­ité ou de votre offre. Le rôle essen­tiel de votre page d’accueil est de décider le vis­i­teur à cli­quer sur un lien pour entr­er plus avant dans les con­tenus de votre site web. Elle con­stitue une sorte de hall d’entrée.

La réflex­ion sur l’organisation spa­tiale de vos con­tenus, leur struc­tura­tion et leur inté­gra­tion dans une logique de nav­i­ga­tion cohérente et facile­ment appréhen­si­ble par un nou­veau vis­i­teur con­stitue le cœur de ce que nous appelons l’ergonomie séman­tique. Le terme ergonomie vient éty­mologique­ment du grec ancien ἔργον (tra­vail) et νόμος (loi). L’ergonomie, c’est donc la loi du tra­vail, les règles per­me­t­tant un tra­vail plus flu­ide, plus effi­cace. Tra­di­tion­nelle­ment, l’ergonomie est une sci­ence appliquée à l’environnement de tra­vail. C’est un con­cept qui s’est dévelop­pé depuis l’ère de l’industrialisation (XIXe siè­cle). Dans le con­texte du web, l’ergonomie fait référence en par­ti­c­uli­er à la qual­ité des élé­ments de nav­i­ga­tion et à l’expérience réelle des util­isa­teurs du site web.

Nous l’appelons ergonomie séman­tique parce qu’un site web est essen­tielle­ment con­sti­tué de con­tenus textuels et visuels qui véhicu­lent du sens, un mes­sage. Si l’ère indus­trielle était car­ac­térisée par la pro­duc­tion effi­ciente d’objets et de pro­duits, nous vivons aujourd’hui dans un autre par­a­digme. Pour la plu­part d’entre nous, le cœur, l’essence de notre tra­vail a trait au traite­ment, la struc­tura­tion et l’enrichissement de l’information. C’est le cas du compt­able. De l’avocat. De la secré­taire. C’est le cas du tax­a­teur des impôts et de l’ingénieur. Cha­cun traite de l’information, la trans­forme, la syn­thé­tise, à moins qu’il ne soit occupé à créer de nou­velles infor­ma­tions. Nous sommes assis du soir au matin devant nos ordi­na­teurs (le terme vient de l’idée « d’ordonner » et créer de l’ordre; cf. la très intéres­sante notice éty­mologique sur la page Wikipé­dia). Du soir au matin, nous cliquons sur des icônes, cher­chons des infor­ma­tions, écrivons des emails…

Le tra­vail de con­nais­sance, sur la con­nais­sance, autour de la con­nais­sance est devenu le cœur du tra­vail mod­erne. Nous sommes devenus des knowl­edge work­ers (tra­vailleurs du savoir en français). Pour résoudre des prob­lèmes pro­fes­sion­nels, nous avons besoin de répons­es que nous cher­chons sur le web. En tant qu’entreprise, vous avez une par­tie des répons­es que des per­son­nes sont déjà en train de chercher. C’est là que réside la grande oppor­tu­nité pour votre entre­prise de se dévelop­per par votre site web. En répon­dant aux ques­tions que des mil­liers de per­son­nes se posent déjà.

Revenons aux 10 pre­mières sec­on­des du nou­veau vis­i­teur de votre site web. Ce qui est cru­cial dans ce con­texte est qu’il puisse facile­ment accéder aux infor­ma­tions qu’il est en train de chercher. Or, si votre site web est riche en infor­ma­tions (ce qui est très impor­tant — nous en par­lons dans un instant), il fau­dra men­er une réflex­ion sérieuse pour struc­tur­er vos con­tenus selon une logique qui per­me­tte aux vis­i­teurs de votre site web com­pren­dre le type d’informations con­tenues sur votre site web et de les trou­ver facile­ment.

L’ergonomie séman­tique est une approche fondée sur l’idée que les élé­ments de nav­i­ga­tion de votre site web (menus, élé­ments cli­quables) doivent être struc­turés spa­tiale­ment selon une logique séman­tique que le vis­i­teur peut com­pren­dre facile­ment. Un design bien pen­sé doit se met­tre au ser­vice de vos con­tenus (la séman­tique de votre site) en ten­ant compte des dif­férents ter­minaux dans lesquels vos vis­i­teurs accéderont à votre site web (ordi­na­teurs, tablettes, mobile).

Certes, l’effet waouh (dû à un bon graphisme) a son rôle (mar­gin­al) à jouer. Mais la clef, pour par­venir à retenir le vis­i­teur sur votre site, est d’avoir une organ­i­sa­tion visuelle des élé­ments de nav­i­ga­tions qui soit claire et intu­itive. La capac­ité de votre site à ori­en­ter le vis­i­teur vers ce qu’il cherche va jouer un rôle impor­tant pour l’aider à trou­ver ce qu’il cherche et à se con­va­in­cre lui-même (en moins de 10 sec­on­des, si pos­si­ble) que votre site répond à son attente.

Un site web dont les con­tenus sont mal organ­isés, le menu enchevêtré et l’information dis­per­sée va décourager vos vis­i­teurs — même s’il est somptueux et ses con­tenus en soit très intéres­sants. J’ai per­son­nelle­ment un seuil de tolérance très bas pour des cir­con­vo­lu­tions inutiles dans l’organisation des con­tenus (mais cela relève à n’en pas douter d’un défaut pro­fes­sion­nel).

Le deux­ième avan­tage d’un site web de qual­ité est de savoir sus­citer l’intérêt de vos vis­i­teurs et d’être capa­ble de les décider à pass­er un peu plus de temps sur votre pro­priété dig­i­tale. Alors que les canaux de mar­ket­ing tra­di­tion­nels sont sur­sat­urés, cela con­stitue une immense oppor­tu­nité.

3. De visiteurs anonymes à clients potentiels — le concept de conversion

Il existe toutes sortes de sites web qui rem­plis­sent toutes sortes de fonc­tions et cor­re­spon­dent à toutes sortes d’objectifs. Il y a de la place pour (presque) tout sur le web, depuis le site au graphisme haut de gamme s’inspirant d’un design supra-ten­dance jusqu’au site vit­rine con­sti­tué d’une seule page con­tenant un horaire et une adresse de con­tact pour une boucherie (ou un mag­a­sin de nougat, si vous habitez Mon­téli­mar).

Pour­tant, dans la plu­part des scé­nar­ios aux­quels nous avons eu affaire, l’un des objec­tifs du site web est de trans­former (si je puis dire) des vis­i­teurs quel­con­ques en clients poten­tiels prêts à faire appel à vos ser­vices. Ce pas­sage de traf­ic brut (le nom­bre de vis­i­teurs sur le site, par exem­ple par mois) à un nom­bre plus restreint de clients poten­tiels qui pren­nent con­tact s’appelle (en webi­nois) une con­ver­sion. Chaque prise de con­tact depuis votre site est une con­ver­sion: un vis­i­teur est devenu un client poten­tiel.

Cette capac­ité de votre site web à con­ver­tir des vis­i­teurs en clients poten­tiels prenant con­tact avec vous (ou achetant directe­ment vos pro­duits ou ser­vices en ligne) est cru­ciale. Il est impor­tant de l’évaluer, car elle vous aide à com­pren­dre la valeur com­mer­ciale de votre site web. En webi­nois tou­jours, nous par­lons de taux de con­ver­sion, qui fait référence (par exem­ple) à la pro­por­tion de vis­i­teurs qui pren­nent con­tact au tra­vers du site. Si pour 100 vis­ites, vous avez 3 pris­es de con­tact, votre taux de con­ver­sion est de 3%. Dans le cas d’une bou­tique en ligne, ce taux de con­ver­sion représente le pour­cent­age de vis­i­teurs ayant acheté quelque chose. Ce con­cept peut être util­isé pour éval­uer divers scé­nar­ios de con­ver­sion grâce à l’exploitation des sta­tis­tiques de traf­ic de votre site web (ce que vous pou­vez faire avec Google Ana­lyt­ics).

Aug­menter le taux de con­ver­sion de votre site web doit être l’un de vos objec­tifs les plus impor­tants. Par exem­ple, si en tra­vail­lant l’ergonomie de votre site web et en implé­men­tant des chemins de nav­i­ga­tion qui met­tent en valeur vos offres, vous par­venez à dou­bler votre taux de con­ver­sion, cela sig­ni­fie que vous avez dou­blé le nom­bre de con­tacts ou de ventes générés par votre site web. Votre traf­ic peut rester le même, mais vous dou­blez vos ventes ou le nom­bre de prospects qui vous con­tactent depuis votre site web sim­ple­ment parce que votre taux de con­ver­sion passe (par exem­ple) de 1% à 2%.

1000 vis­i­teurs avec un taux de con­ver­sion de 0,1% ne don­nent qu’un seul client. 100 vis­i­teurs avec un taux de con­ver­sion de 10% don­nent 10 clients. Se sont des chiffres extrêmes, mais pos­si­bles. Si votre taux passe de 0,5% à 2% (pour pren­dre des chiffres plus courants), vous venez de quadru­pler vos ventes ou con­tacts par mois.

Le taux de con­ver­sion dépend de nom­breux fac­teurs. Une con­ver­sion peut val­oir quelques francs (vous venez de ven­dre un T-shirt sur votre bou­tique en ligne) ou plusieurs dizaines ou cen­taines de mil­liers voire mil­lion de francs poten­tiels (vous venez d’attirer un client poten­tiel pour acheter une voiture ou un château en Bour­gogne).

On par­le alors de valeur moyenne de con­ver­sion. Si vous faites de la vente en ligne, on par­lera de la valeur du panier moyen d’achats. Dans le cas de pris­es de con­tact, qui doivent encore pass­er par des étapes ultérieures avant de devenir clients, il faut appli­quer un deux­ième taux de con­ver­sion, pour cette par­tie de vente (pour le pas­sage du statut de con­tact à celui de client). Mais je laisse ces con­cepts pour un autre arti­cle. Pour l’instant, ce qui importe est de com­pren­dre que votre site web doit com­porter une par­tie com­mer­ciale qui présente vos ser­vices ou vos pro­duits d’une façon opti­male, afin d’avoir le meilleur taux de con­ver­sion pos­si­ble. Cette par­tie com­mer­ciale du site web doit présen­ter ce que vous faites, pourquoi vous le faites mieux ou autrement que votre con­cur­rence, afin de vous posi­tion­ner de manière per­ti­nente dans votre marché aux yeux de votre audi­ence.

Dans cette par­tie com­mer­ciale de votre site web, il est utile d’utiliser un design épuré, d’écrire des textes brefs, d’être per­cu­tant. Le but est ici de retenir le vis­i­teur, de l’amener vers ce que vous avez à offrir et de le con­va­in­cre d’acheter quelque chose ou de pren­dre con­tact.

Mais même avec un taux de con­ver­sion de 50% (on peut tou­jours rêver), si vous n’avez qu’un vis­i­teur par mois, cela ne fait tou­jours qu’un demi-con­tact par mois. C’est pour cette rai­son qu’il nous faut main­tenant par­ler de la vis­i­bil­ité de votre site web et de la ques­tion du développe­ment du traf­ic vers votre site web.

4. La visibilité

visibilité site web — avantages site web de qualité Selon notre expéri­ence, les entre­pris­es qui investis­sent des moyens dans la refonte, l’optimisation ou le développe­ment du design et des con­tenus de leur site web le font essen­tielle­ment pour aug­menter la vis­i­bil­ité de leur entre­prise. Dans un pre­mier temps, il faut se préoc­cu­per du taux de réten­tion et de con­ver­sion des vis­i­teurs, sinon, il est vain de tra­vailler pour aug­menter le traf­ic du site web. À quoi bon envoy­er du traf­ic vers un site web dont l’offre n’intéresse per­son­ne?

Par con­tre, une fois la par­tie com­mer­ciale du site web solide­ment établie, avec un bon taux de con­ver­sion, il est temps de tra­vailler à l’acquisition de traf­ic. Un site bien référencé sur Google est un moyen extra­or­di­naire de génér­er en con­tinu des ventes (si vous avez une bou­tique en ligne) ou des leads intéressés par votre offre de ser­vices. C’est le qua­trième avan­tage d’un site web de qual­ité, que nous allons explor­er dans cette sec­tion. 

Le con­cept de crois­sance de vis­i­bil­ité de votre site web est impor­tant. Un site web sans traf­ic, avec peu de vis­i­teurs, quelle que soit la qual­ité de son design, l’intelligence de son ergonomie et la pro­fondeur de son pro­pos, n’aura pas d’impact. Il faut que votre site web soit capa­ble de retenir l’attention de vos vis­i­teurs et de les trans­former en per­son­nes intéressées par vos pro­duits ou vos ser­vices. Pour­tant, en soi, cette capac­ité ne sert à rien si per­son­ne ne trou­ve votre site web.

Un site web n’est pas dans une rue où des pas­sants se promè­nent. Un vis­i­teur sur votre site web n’arrive jamais par hasard. Un vis­i­teur peut arriv­er par une recherche dans le moteur de recherche Google, soit sur un lien référencé naturelle­ment ou par une pub­lic­ité Google AdWords (il est pos­si­ble d’acheter du traf­ic en mon­naie son­nante et trébuchante). Il peut aus­si arriv­er sur votre site web depuis les médias soci­aux ou par un lien dans un email. Finale­ment, il peut encore avoir suivi un lien depuis un autre site web ou tout sim­ple­ment con­naître votre site web et revenir directe­ment en tapant votre nom de domaine.

Les pos­si­bil­ités sont nom­breuses, mais il ne va pas arriv­er par hasard et c’est pourquoi votre stratégie web doit com­porter une stratégie d’acquisition de traf­ic.

5. Développer votre audience

La vis­i­bil­ité brute n’est pour­tant pas la chose la plus déci­sive. Si vous vendez des clubs de golf, vous avez tout intérêt à dévelop­per un site web qui attire des joueurs de golf. Votre taux de con­ver­sion sera large­ment meilleur que si vous attirez une majorité de pêcheurs à la ligne (bien que cer­tains fassent sans doute aus­si du golf). Une vis­i­bil­ité très grande auprès de la mau­vaise audi­ence ne vous apportera pas un retour sur investisse­ment intéres­sant.

C’est pourquoi votre effort de vis­i­bil­ité doit être pen­sé en fonc­tion de votre pub­lic cible. C’est ce que nous appelons une audi­ence. L’audience idéale de votre entre­prise pos­sède ses pro­pres spé­ci­ficités. Elle a ses pro­pres goûts et préférences. Les con­tenus de votre site web, ses codes graphiques, son ergonomie doivent être pen­sés en fonc­tion de votre audi­ence cible, qui est con­sti­tuée des per­son­nes ou entre­pris­es qui con­stituent votre marché poten­tiel.

Sou­vent, un site web à plusieurs audi­ences ou, du moins, plusieurs seg­ments d’audience. La struc­ture de la par­tie com­mer­ciale de votre site web gagne le plus sou­vent à être organ­isée en fonc­tion de ces seg­ments d’audience. C’est pourquoi un pro­jet de refonte ou de créa­tion de sites web qui se respecte ne com­mence pas par le design et le graphisme, mais par une réflex­ion sur votre busi­ness mod­el et son artic­u­la­tion avec votre ou vos audi­ences cibles et leurs par­tic­u­lar­ités.

L’un des buts de votre site web est de posi­tion­ner de manière con­va­in­cante votre offre aux yeux de votre audi­ence. Il faut chercher à aug­menter votre vis­i­bil­ité auprès des per­son­nes poten­tielle­ment intéressées par vos pro­duits ou ser­vices.

Pour que votre taux de con­ver­sion puisse pro­gress­er, il faut non seule­ment que votre offre soit intéres­sante (= votre busi­ness mod­el doit être per­ti­nent), mais il faut par­venir à traduire, à inté­gr­er votre con­cept com­mer­cial au niveau d’un site web. La façon de com­mu­ni­quer en ligne est dif­férente de la façon de com­mu­ni­quer hors ligne. Même si l’audience est com­posée des mêmes per­son­nes, les attentes sont dif­férentes en ligne ou hors-ligne.

Pour cette rai­son, il est cru­cial que votre site web parvi­enne à incar­n­er dig­i­tale­ment votre busi­ness mod­el d’une façon con­va­in­cante. Se préoc­cu­per d’augmenter votre traf­ic avant d’avoir fait l’effort d’articuler votre stratégie dig­i­tale et votre busi­ness mod­el ne vous mèn­era nulle part. Par con­tre, une fois que vous savez quelle est votre audi­ence, il est temps de se met­tre au tra­vail et de com­mencer à créer des con­tenus pour elle.

Le monde du web est un monde de partage de l’information. Il faut partager son exper­tise pour régn­er. Ce qui sig­ni­fie qu’un site web riche en infor­ma­tions est la meilleure méth­ode pour aug­menter votre vis­i­bil­ité auprès de votre audi­ence.

6. Les avantages d’un site web riche en informations

Un site web avec de nom­breuses pages aux con­tenus abon­dants présente un grand nom­bre d’avantages. C’est la meilleure façon de dévelop­per un site web avec un taux de con­ver­sion élevé et qui attire un traf­ic impor­tant.

La stratégie fon­da­men­tale pour dévelop­per votre traf­ic et votre audi­ence est de con­stru­ire un site web aux nom­breuses pages intéres­santes, rem­plies d’informations exprimées dans un lan­gage sim­ple et acces­si­ble. En bref, et con­traire­ment à ce que peu­vent sug­gér­er la mode (sans doute pas­sagère) du design du one-pager, plus votre site web con­tient de pages et plus les pages sont rich­es (ce qui veut dire longues), plus vous allez par­venir à attir­er du traf­ic. Si votre site web est un squelette épuré avec 3–4 mots par-ci par-là, sans infor­ma­tions réelle­ment utiles pour votre audi­ence, vous parvien­drez peut-être à provo­quer l’effet wow, mais vous n’allez cer­taine­ment pas dou­bler vos ventes ou devenir la référence incon­tourn­able de votre marché.

L’approche épurée, visuelle, avec peu de texte est utile pour la par­tie com­mer­ciale du site qui présente vos ser­vices, mais elle n’est pas per­for­mante pour aug­menter votre vis­i­bil­ité sur les pages de résul­tats de recherche de Google.

En con­stru­isant un site web riche en infor­ma­tions, qui présente en détail non seule­ment vos ser­vices, vos pro­duits et votre approche de votre com­merce de manière per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle, mais en partageant à pleines mains votre exper­tise au tra­vers d’articles de fond qui expliquent les con­cepts com­plex­es de votre méti­er à votre audi­ence d’une manière acces­si­ble, votre site web va décu­pler son impact com­mer­cial.

Imag­inez par exem­ple que votre taux de con­ver­sion triple et que votre traf­ic quadru­ple sur les deux prochaines années. Cela sig­ni­fie que la con­tri­bu­tion de votre site web en ter­mes de généra­tion de chiffre d’affaires sera mul­ti­pliée par 12.

Est-ce que ce sera facile? Non, ce sera un effort impor­tant. Il vous fau­dra inve­stir du temps, du tal­ent et aus­si cer­taine­ment de l’argent (car vous aurez cer­taine­ment besoin d’une aide pro­fes­sion­nelle).

Ce sera dif­fi­cile, mais si vous écrivez des tonnes de pages intéres­santes, vous allez finir par attir­er beau­coup de traf­ic et il n’y a aucune rai­son que vous ne deve­niez pas une référence de votre marché. 

Pour vous don­ner un exem­ple (et ce n’est pas mon meilleur exem­ple), je vais partager quelques chiffres sur la pre­mière ver­sion du présent arti­cle que j’avais pub­liée sur le blog de Présence inter­net (mon entre­prise précé­dente, qui est l’une des deux entre­pris­es à la base d’Ethos Dig­i­tal).

Dis­claimer: si vous êtes en France, les chiffres pour­raient vous paraître faibles, mais mon arti­cle et blog opérait en Suisse romande, qui ne représente que 1,5 mil­lion de per­son­nes, soit 40 fois moins que la pop­u­la­tion française. 

Cet arti­cle, qui s’appelait « Les avan­tages d’un site web » (et qui était beau­coup plus court que celui-ci), a été pub­lié le 18 mars 2014.

Le screen­shot suiv­ant, tiré de Google Ana­lyt­ics se con­cen­tre sur les entrées sur le site de Présence inter­net via cet arti­cle. C’est-à-dire non pas le nom­bre de fois que la page de l’article a été vue, mais le nom­bre de fois où cet arti­cle fut le point d’entrée du vis­i­teur sur le site web. En d’autres ter­mes, ce graphe mon­tre la con­tri­bu­tion de cet arti­cle au cours du temps dans la généra­tion de traf­ic pour le site web en ques­tion. Depuis le mois de mars 2014 jusqu’en jan­vi­er-févri­er 2015, le nom­bre d’entrées furent mar­ginales. Sur l’année 2015, nous appro­chons les 100 vis­ites par mois générées par cet arti­cle. En 2016 et en 2017, le traf­ic aug­mente sub­stantielle­ment, pour mon­ter au-dessus des 500 vis­ites par mois en 2018.

Le traf­ic est mon­té organique­ment, naturelle­ment, sans que j’ajoute un seul mot à l’article depuis 2014 jusqu’à 2018. C’est la force du référence­ment naturel sur Google. La répu­ta­tion de l’article est mon­tée parce que les gens qui le lisaient le trou­vaient intéres­sant, ce dont l’algorithme de Google s’est ren­du compte.

Un peu de math­é­ma­tique.

Admet­tons que l’article ini­tial m’ait pris 5 heures à rédi­ger et à met­tre en ligne (il était beau­coup plus court que celui-ci).

Admet­tons que j’aurais pu laiss­er cet arti­cle con­tin­uer sa pro­pre vie sur inter­net pour les cinq prochaines années (l’ancienne URL est main­tenant redirigée ici, sur le blog d’Ethos Dig­i­tal). Au bout de cinq ans, l’article aurait sans doute vieil­li et aurait dû être rafraichi. Durant tout ce temps, pour 5 ans, l’article aurait con­tin­ué à génér­er 500 vis­ites par mois sur le site web.

Admet­tons que le taux de con­ver­sion vis­i­teurs → pris­es de con­tact de mon site web était de 0,2% (c’est un petit taux de con­ver­sion). Cela veut que chaque mois cet arti­cle m’apporte une prise de con­tact (500 x 0,2% = 1).

Admet­tons que je trans­forme 20% des pris­es de con­tact en clients et qu’un client moyen me rap­porte 4000 CHF de chiffre d’affaires. Cela veut dire que la valeur moyenne d’une prise de con­tact, en ter­mes de chiffre d’affaires généré, est de 800 CHF (puisqu’il m’en faut cinq pour obtenir un client qui vaut 4000 CHF).

En résumé

  • 500 vis­ites générées par mois
  • Taux de con­ver­sion à 0,2% → 500 x 0.2 % = 1 contact/mois
  • 1 con­tact vaut 800 CHF de chiffre d’affaires

Annu­al­i­sa­tion

  • 6000 visites/an
  • 12 contacts/an
  • 9600 CHF de chiffre d’affaires/an

Durée de vie de l’article — péri­ode de 5 ans

  • 30 000 vis­ites
  • 60 con­tacts
  • 48 000 CHF de chiffre d’affaires générés

J’investis 5 heures de tra­vail pour rédi­ger et pub­li­er l’article. Je génère 48 000 CHF de chiffre d’affaires pour mon entre­prise sur 5 ans. Cela fait presque 10 000 CHF de chiffre d’affaires générés par heure de rédac­tion.

Bien enten­du, ce scé­nario pré­sup­pose que mon site web a effec­tive­ment un taux de con­ver­sion de 0,2% (nous avons des clients qui ont des taux de 5%) et que l’article génère 500 vis­ites par mois (j’ai un arti­cle qui génère env­i­ron 800 vis­ites par mois et c’est pos­si­ble de faire même bien plus, en par­ti­c­uli­er si vous n’évoluez pas sur le marché démo­graphique­ment lim­ité de la Suisse romande, comme c’était le cas pour Présence inter­net).

Il faut penser que nous avons par­lé ici seule­ment d’un seul arti­cle. Sur votre site web et votre blog vous allez pou­voir pub­li­er de nom­breux arti­cles. Chaque arti­cle va génér­er un nou­veau flux de traf­ic vers votre site web et va ren­forcer votre exper­tise aux yeux de votre audi­ence. Même si vous avez des arti­cles qui ne vous amè­nent que 100 vis­ites par mois, si vous créez 10 arti­cles, cela fait 1000 vis­ites de plus par mois, chaque mois, pour plusieurs années.

Grâce au développe­ment de ses con­tenus, votre blog devien­dra une référence, un endroit où les per­son­nes intéressées par les thé­ma­tiques de votre marché iront con­sul­ter. Des pro­fes­sion­nels de votre secteur voudront écrire sur votre blog, ce qui vous per­me­t­tra, le moment venu, de dévelop­per votre blog sans devoir pro­duire tous les con­tenus vous-même.

7. Un gain de temps

Il y a un dernier avan­tage d’un site web de qual­ité et riche en infor­ma­tions dont j’aimerais par­ler avant de con­clure cet arti­cle. Si vos clients (act­ifs ou poten­tiels) trou­vent facile­ment les infor­ma­tions dont ils ont besoin, vous pour­rez réduire votre effort et investisse­ment en temps de tra­vail pour répon­dre aux ques­tions récur­rentes con­cer­nant vos pro­duits et vos offres.

Com­bi­en coûte cette option? Quel est le délai de livrai­son? Quelle est la marge d’erreur dans vos devis? Pour quand pou­vez-vous finir les travaux? Plus une mul­ti­tude d’autres ques­tions pré­cis­es en lien avec les spé­ci­ficités de vos pro­duits ou des ser­vices que vous pro­posez.

Si votre site web répond à ces ques­tions et vous avez mis en place une ergonomie séman­tique qui per­met aux vis­i­teurs de trou­ver par eux-mêmes les répons­es, vous gag­nerez beau­coup de temps.

Conclusion: évaluer votre retour sur investissement

La créa­tion ou refonte d’un site web pro­fes­sion­nel est un investisse­ment. Cela sig­ni­fie que la créa­tion d’un nou­veau site web, le renou­velle­ment d’un site web qui est dépassé ou le tra­vail pour opti­miser l’ergonomie et la vis­i­bil­ité d’un site web néces­site de votre part un investisse­ment en argent et en temps con­tre lequel vous souhaitez un retour sur investisse­ment en ter­mes d’image pro­fes­sion­nelle et de mar­ket­ing (trou­ver et con­va­in­cre de nou­veaux clients) qui vous per­me­t­tra d’augmenter votre chiffre d’affaires. Pour cette rai­son, c’est impor­tant de réfléchir à vos objec­tifs réels avant de vous lancer.

Évaluer l’investissement nécessaire

L’importance de l’investissement néces­saire dépend bien enten­du de l’ambition de votre pro­jet de site web. Entre une page web à 500 CHF fait par la petite-fille de la cou­sine de votre tante et un site web a plus d’un mil­lion de CHF (pensez Le Shop de la Migros, par exem­ple), il y en a pour tous les goûts et tous les bud­gets. Com­pren­dre et cal­culer le bud­get d’un pro­jet web mérite un autre arti­cle, car c’est un thème com­plexe.

Le bud­get ne dépend pas unique­ment de l’objectif final et de sa qual­ité, mais égale­ment des com­pé­tences que vous pos­sédez déjà à l’interne de votre entre­prise, en matière de créa­tion de con­tenu pour le site web que vous pro­jetez de faire: com­pé­tences en mar­ket­ing, capac­ité de rédac­tion, tal­ent de pho­tographe, etc. Plus grande sera la part de créa­tion de con­tenu que vous pour­rez faire à l’interne, moins cher sera le bud­get pour la créa­tion des con­tenus. Mais il faut trou­ver un équili­bre: un pro­fes­sion­nel coûte bien enten­du plus cher de l’heure, mais il tra­vaille plus rapi­de­ment (par­fois abyssale­ment plus rapi­de­ment) et la qual­ité du résul­tat final peut dif­fér­er pro­fondé­ment. 

Il est donc impor­tant d’avoir une idée la plus pré­cise pos­si­ble sur le temps et les com­pé­tences internes que vous pou­vez met­tre à dis­po­si­tion du pro­jet de créa­tion de site web. Dans tous les cas, il est fon­da­men­tal de com­pren­dre que ce n’est pas pos­si­ble de déléguer 100% du tra­vail de créa­tion d’un site web à une agence. Il y a de nom­breuses choses où votre apport est décisif: com­préhen­sion de votre pro­pre marché, élab­o­ra­tion des con­tenus d’expertise sur votre site web, réflex­ion sur votre manière de vous dif­férenci­er de votre con­cur­rence, etc.

La créa­tion d’un bon site web néces­site une par­tic­i­pa­tion active de votre part, car vous seul con­nais­sez votre pro­pre clien­tèle et votre site web doit être créé pour con­va­in­cre spé­ci­fique­ment cette clien­tèle.

Évaluer votre retour sur investissement

Certes, ce n’est pas facile d’évaluer à l’avance quel sera le retour sur investisse­ment, par exem­ple en ter­mes d’augmentation de vos ventes en ligne ou de généra­tion de pris­es de con­tact par des clients poten­tiels. Pour­tant, une esti­ma­tion, même impré­cise, du retour sur investisse­ment escomp­té est large­ment préférable à ne pas avoir d’estimation du tout.

Il faut met­tre en place une méthodolo­gie pour mesur­er l’impact, la con­tri­bu­tion de votre site web pour le mar­ket­ing de votre entre­prise. Il est pos­si­ble facile­ment de suiv­re les sta­tis­tiques con­cer­nant les vis­ites sur votre site. Une réflex­ion sur le traf­ic, le taux de con­ver­sion et la valeur d’une prise de con­tact (ou du panier moyen de vente) vous per­me­t­tra d’avoir une méth­ode pour éval­uer, de manière chiffrée, la con­tri­bu­tion actuelle de votre site web. Cela vous don­nera aus­si une base pour fix­er vos objec­tifs de retour sur investisse­ment.

Si l’objectif de votre site web est com­mer­cial, il est impor­tant de vous entour­er d’un parte­naire qui puisse vous aider à met­tre en place ces critères de mesure, tant au niveau tech­nique qu’au niveau stratégique.

Nous pro­posons un Audit SEO dont le but est pré­cisé­ment de faire le point sur la vis­i­bil­ité de votre site, la qual­ité de sa struc­ture, votre posi­tion par rap­port à vos con­cur­rents, ain­si que d’autres élé­ments tech­niques, afin de vous aider à éla­bor­er une stratégie web qui vous per­me­t­tra de pro­gress­er dans votre marché.

Contact

Boulevard de Pérolles 32
1700 Fribourg

contact@ethos-digital.ch